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GUEBWILLER : EGLISE PAROISSIALE ST LEGER

Historique Une chapelle St Léger a existé dès le Xlle siècle. Elle est mentionnée en 1135.

La construction de l’édifice actuel fut commencée en 1142 d’après la notice de Sigismond Meisterlin, en 1162 selon Stoltz et en 1182 selon la Chronique des Dominicains. La date d’achèvement doit se situer entre 1200 et 1230. Au XIVe siècle, l’abside romane fut remplacée par l’abside actuelle. Au XVIe siècle, une sacristie et des bas-côtés supplémentaires furent ajoutés (datés 1585 sur une clé du deuxième bas-côté Sud ; armes de la famille d’Angreth sur une clé du 2ème bas-côté Nord). Ces deuxièmes bas-côtés furent couverts par le prolongement du toit du vaisseau central ce qui aveugla les fenêtres hautes.

Travaux de restauration en 1336 (après un incendie) en 1428 (date inscrite sur une tour) et en 1473, date à laquelle furent construits des contreforts contre la tour Sud (date relevée par Golbéry sur un des contreforts) et deux arcs-boutants contre la façade sud du transept afin de contrebuter les poussées de la tour de croisée sur cette façade.

St Léger, 1ère église paroissiale de Guebwiller, fut désaffectée en 1794. En 1831, elle fut rendue au culte. En 1866, elle devint le siège de la seconde paroisse (après celle de Notre-Dame, dans la ville basse).

 

Description L’église est située dans la ville haute, dans l’angle Nord-Est des anciennes fortifications. Elle est orientée et s’élève sur la place St-Léger ouverte à l’ouest sur le grand axe central de Guebwiller (rue de la République). Peu de maisons anciennes subsistent autour de la place où se trouvait autrefois le cimetière ; en avant de la façade occidentale s’élève le puits St-Léger.

L’édifice est entièrement construit en grès rosé. Nombreuses marques de tâcheron.

Eglise de type basilical en croix latine, elle comporte un massif occidental avec porche à étage et deux tours, une nef à 5 vaisseaux, un transept, primitivement saillant (les deuxièmes bas-côtés étant dans l’alignement des bras du transept), une tour de croisée et un chœur à vaisseau terminé par une abside à trois pans. Sacristie dans l’angle du chœur et du bras Nord du transept.

 

Selon Polaczeck, St Léger appartient comme les églises de Turckheim (canton de Wintzenheim), Sigolsheim (canton de Kaysersberg) et Altorf (Bas-Rhin) à un art de transition de l’art roman à l’art gothique. En fait, ce n’est qu’un art roman très évolué, ayant emprunté au gothique certains éléments comme l’ogive, l’arc brisé et le contrefort à ressauts mais qui demeure fortement rattaché au passé par ses proportions ramassées, par la structure des supports et des voûtes, et par son décor extérieur.

GUEBWILLER : EGLISE NOTRE DAME

L’église Notre Dame a été érigée dans la ville basse en 1764 et compte parmi les meilleures œuvres du style néo-classique en Alsace. Le grès rouge offre son chaud coloris à l’édifice.

Le chapitre de l’abbaye de Murbach, jusque là soumis à la règle bénédictine, avait demandé en 1756 à Rome, la sécularisation et le transfert de la communauté à Guebwiller.

Le pape ayant accédé en 1759 à ce vœu, qui érigea ladite abbaye en église collégiale, permit au chapitre de construire dans le chef-lieu de bailliage l’église équestrale placée sous le vocable de la Vierge. Il confia à un architecte bisontin, Beuque, l’élaboration du plan de cet édifice. Les plans de Beuque furent exécutés fidèlement par un architecte du Vorarlberg : Ignace Ritter.

Le plan horizontal de l’église, orientée vers l’ouest, marque une croix latine avec une nef terminée en abside, les bas-côtés fermés à plat et un transept dont le carré est surmonté d’une coupole sur pendentifs, tandis que l’extrémité des croisillons est arrondie.

A l’extérieur, sa façade est ornée d’une double rangée de colonnes doriques et ioniques et de huit grandes statues figurant la Foi, l’Amour, l’Espérance, la Religion et les quatre vertus cardinales.

Son intérieur plait par son grand espace et sa simplicité classique. La voûte est supportée par de puissantes colonnes à riches chapiteaux corinthiens.

On peut admirer dans le chœur le maître-autel, ainsi que les stalles dont les sculptures ont été exécutées par Fidèle Sporrer et sa fille, venus de Weingarten.

Le retable monumental, qui s’élève derrière l’autel, se confond avec la construction même du bâtiment et illustre une splendide Assomption. D’un sarcophage en marbre rose, orné d’une guirlande, une nuée s’échappe et monte en volutes sous la voûte du temple. A hauteur du chapiteau, elles s’amoncellent en une masse plus dense que soutient un archange.

La mère du Christ est portée sur ce nuage ; de fait le mouvement de l’ensemble est tel qu’elle paraît prendre d’elle-même son essor vers les cieux. A sa droite, un ange du chœur des Principautés, les bras ornés du signe de sa noblesse, lui présente un bouquet de lys et semble l’accompagner vers le ciel, figuré par une fenêtre ronde aux vitraux jaunes.

Des milliers de rayons jaillissent en faisceaux du centre radieux de cette gloire, percent et traversent le nuage qu’ils brisent en flocons.

Un ange d’un ordre supérieur, portant la cuirasse et le sceptre, figure le héraut qui annonce l’arrivée de la Vierge. A l’opposé, un autre ange, dont le visage respire la douceur, est en attente : il tient entre les mains un diadème, dont il s’apprête à faire hommage à sa reine. De nombreux angelots, placés en diverses parties de la nuée, animent cette scène grandiose.

GUEBWILLER : Chapelle Notre Dame du SAERING

Historique Une chapelle Notre-Dame est citée en 1445 et 1575. La chapelle actuelle fut construite en 1618 (date gravée sur le linteau de la porte Sud) et consacrée en 1625. Un autel, aujourd’hui disparu, avait été commandé en 1621 par l’archiduc Léopold d’Autriche au sculpteur fribourgeois Hans Jacob RUEFF.

A l’origine chapelle de pèlerinage dédiée à la Vierge dite Maria Elfenbein ; elle fut rattachée en 1759 à la paroisse et devint en 1810 chapelle de cimetière.

Description Au Nord, s’étendent les vignobles sur le flanc de la montagne, au Sud, la plaine et à l’Est, le cimetière. La chapelle est orientée ; elle se compose d’une nef à un vaisseau plafonné et d’un chœur à un vaisseau de même largeur comprenant une travée droite et une abside à trois pans voûtés d’ogives et épaulé par six contreforts. Les ogives sont moulurées en amande et retombent sur six culots (l’un est orné d’une tête). Nef et chœur sont séparés par un arc triomphal brisé (bandeau entre deux gorges). L’intérieur est enduit et peint. La nef est ajourée au Nord et au Sud par trois fenêtres identiques à celles de la nef. A l’Ouest, tribune d’orgue et escalier d’accès au comble.

La façade occidentale, à pignon chantourné, est surmontée d’un campanile octogonal en bois.

La porte centrale en arc brisé à moulures se croisant au faîte de l’arc est surmontée d’une niche en arc brisé à réseau trilobé. Dans le pignon, trois occlus placés en triangle. Construction en grès apparent pour les encadrements des fenêtres et des occlus, les larmiers, les chaînes et les contreforts ; le reste est crépi.

 

ROUTE ROMANE D’ALSACE

L’exposition sur la route Romane d’Alsace installée au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville invite à découvrir un aspect majeur du patrimoine régional de Wissembourg à Feldbach, en passant par le massif vosgien et la plaine rhénane. Cet itinéraire touristique et culturel comprend plus de 120 sites, des plus prestigieux aux plus secrets.

Vingt communes-relais sont équipées d’une signalétique d’information détaillée sur l’architecture des édifices rencontrés.

Six lieux d’accueil et d’animation culturelle (Feldbach, Ottmarsheim, Sélestat, Strasbourg, Marmoutier, Wissembourg), trois Espaces Romans permanents (Guebwiller, Rosheim, Neuwiller les Saverne), ainsi que la visite des musées enrichissent et prolongent le parcours.

Suivre la route Romane d’Alsace permet d’apprécier la variété des paysages alsaciens. C’est aussi plonger au cœur d’une histoire tumultueuse et féconde, de l’éclatement du royaume carolingien à la prospérité du temps des Hohenstaufen. Traces tangibles de ce passé : églises, abbayes et châteaux forts s’échelonnent du XIe siècle au début du XIIIe siècle. Ces édifices témoignent de l’évolution de l’art roman régional, de ses formes archaïques à l’avènement du gothique.

 

L’Espace Roman, aménagé au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville de Guebwiller, illustre trois aspects fondamentaux de l’art sacré de l’Alsace romane. L’évolution de l’architecture, les techniques et la symbolique de la sculpture, l’ensemble des formes d’art sont traités à partir d’illustrations, de légendes et d’éléments de sculptures.

GUEBWILLER : LE MUSEE DU FLORIVAL

THEODORE DECK (1823/1891)

Guebwiller, ville natale de Théodore Deck, possède actuellement la plus importante collection d’œuvres de cet artiste, qui rénove l’art de la céramique au 19e siècle. Tous les aspects de la riche production de Théodore Deck y sont représentés : vases « Bleu Deck »  plats à fonds or, une salle de bains et une véranda reconstituées…

Les autres collections du musée, présentés sur 5 niveaux, illustrent également le passé historique, viticole, artisanal et industriel de la cité.

Heures d’ouvertures :
Lundi, Mercredi, Jeudi, Vendredi de 14h à18h. Samedi, Dimanche et jours fériés de 10h à 12h et de 14h à 18h. Prix d’entrée : Adultes : 4 € Enfants : 2 €. Groupes sur rdv à l’office du tourisme : Tél : 03 89 76 10 63.

COUVENT DES DOMINICAINS

PEINTURES MURALES

HIER Les Dominicains  de Haute-Alsace recèlent un des plus beaux ensembles de peintures murales du bassin rhénan !

La campagne de restauration 1998 a mis à jour une Annonciation de la période Baroque datée de 1709. Outre la fraîcheur exceptionnelle des coloris, l’état de conservation donne un bel aperçu d’un décor peint baroque d’une église en ce début de XVIIIe siècle.

Près de 3400m² de décors muraux ont été révélés dans la seule nef de l’église St-Pierre et de St-Paul. Les décors couvrant les XIV, XV, XVIIIe siècles, arborent une iconographie typiquement dominicaine. Les scènes de crucifixions, de martyrs, les hauts-faits des saints, et les grands ordres monastiques sont représentés. Ces figures insistent sur le caractère d’exemplarité des bienfaits des saints. (ex : Saint Nicolas, Saint Martin, Saint Dominique) Cette décoration est l’un des rares exemples d’un ensemble important de peintures conservées des XIV, XV et XVIIe siècles. La présence des Dominicains est signalée à Guebwiller dès 1285, mais ce n’est qu’en 1294 que le couvent est fondé. L’église est édifiée entre 1312 et 1339. Par la suite l’ensemble conventuel sera agrandi et remanié au fil des siècles.

En 1791, l’ordre est aboli, les bâtiments déclarés bien nationaux sont évacués et vendus à des particuliers. Après bien des vicissitudes – le couvent ayant successivement servi de dépôt d’usine, d’écuries, d’hôpital, de teintureries-blanchisseries, il échoit en partie à la ville de Guebwiller en 1846. Les bâtiments conventuels sont affectés au service de l’hôpital civil jusqu’en 1986.

Dès 1960, une prestigieuse saison musicale est crée par les Amis des Dominicains ( Mader, Michard et Ritz) . L’acoustique de la nef, de renommée internationale, à permis à Guebwiller d’accueillir de grands noms de la musique classique et du lyrique.
AUJOURD’HUI Début 1993, les Dominicains de Haute-Alsace se mettent en place et organisent des manifestations musicales, des expositions sur la musique, les Dominicains, l’architecture, le Moyen–Age…

Les Dominicains de Haute-Alsace assurent aujourd’hui un projet culturel dont la portée dépassera largement la région, dans la perspective de création d’un « Centre Culturel de Rencontre » où la valorisation de l’architecture exceptionnelle du monument servira à une diffusion musicale de qualité, mais aussi à une intense activité de création artistique et de formation.

CENTRE DEPARTEMENTAL D’HISTOIRE DES FAMILLES

Installé Place St-Léger dans un bâtiment historique mis à disposition par la Ville de Guebwiller, le Centre Départemental d’Histoire des Familles est une création originale du Conseil Général du Haut-Rhin.

Il permet à toute personne s’intéressant à la généalogie, à   l’histoire locale, ou ayant des ancêtres dans le Haut-Rhin, de venir consulter sa riche documentation. Un niveau bibliothèque donne accès aux revues spécialisées, aux dossiers généalogiques, aux registres paroissiaux photocopiés, ainsi qu’à une bibliothèque d’histoire régionale.

 

Un niveau microfilms permet de consulter tout l’état civil ancien du département, soit plus de 4000 bobines, et ce de la Révolution à 1892 pour l’état civil, et du 16ème siècle à la Révolution pour les registres paroissiaux. Le Centre, doté d’un ascenseur, est équipé pour accueillir les personnes à mobilité réduite.

Le personnel qualifié et dévoué assiste et oriente le chercheur dans sa démarche. Le C.D.H.F. peut également effectuer la recherche et l’envoi d’actes pour répondre positivement aux demandes par courrier. Une participation financière est sollicitée en cas de succès.

 

OUVERTURE :
Mercredi de13h à 20h Jeudi de 14h à 20h  Vendredi de 10h à 12h et sur RDV de 13h à 21h
Samedi de 9h à 19h
Accès gratuit pour les habitants du Haut-Rhin. http://cdhf.telmat-net.fr

GUEBWILLER : Amandier du SAERING

L’amandier poussant à coté du chemin emprunté par les circuits est le seul spécimen existant dans le vignoble de Guebwiller (un deuxième existe non loin de là, dans une propriété privée). S’agissant d’une plante poussant généralement dans une aire géographique située sur le pourtour de la Méditerranée, sa présence dans le vignoble est singulière (d’autres exemplaires sont mentionnées à Mittlewihr et Ribeauvillé) et pourrait provenir de la présence en Alsace des légions romaines entre environ –50 av. JC à environ +400 ap. JC. Les feuilles sont beaucoup plus longues que larges, les fleurs d’un blanc rosé apparaissent avant les feuilles, très tôt, en mars avril (en 2001, aux env. du 10 février). Le rude hiver 2005 2006 a sérieusement affaibli ce spécimen rare.

En 2009 il fût abattu et détruit .

La suite de la visite

Florival 3

La visite du Florival

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